Relevant d’une « science-fiction pauvre », les œuvres de Cécile Beau pourraient s’apparenter à des expérimentations poétiques, dont minéraux et végétaux sont autant les matériaux que les complices : ses expériences souvent mystérieuses, agiraient ainsi comme le révélateur d’un processus explicable et néanmoins invisible, compréhensible et pourtant merveilleux. Un mystère donc, dont la clé ne serait pas l’objet lui-même mais le paysage d’un ailleurs.

À Tonneville, elle est tombée en arrêt devant un formidable bouquet de hêtres pourpres. L’installation qu’elle propose développe l’impression de mouvement qu’il dégage à travers un réseau de racines tentaculaires, se déployant au sol. La base des troncs est devenue grotte, micro-paysage habité par des champignons et des insectes, qu’elle a photographié et présente à la Galerie Duchamp.

Née en 1978, Cécile Beau vit et travaille à Malakoff. Diplômée des Beaux-Arts de Marseille en 2003, elle a étudié au Fresnoy de 2006 à 2008. 

CÉCILE BEAU, CHÂTEAU DE TONNEVILLE

Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.
Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.

Branches, terre, miroir, dimensions variables. © Marc Domage.

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Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.
Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.

Branches, terre, miroir, dimensions variables. © Marc Domage.

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Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.
Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.

Branches, terre, miroir, dimensions variables. © Marc Domage.

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Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.
Cécile Beau, "Xylème", 2021, château de Tonneville, Bourville.

Branches, terre, miroir, dimensions variables. © Marc Domage.

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