Coutumier d’installations touchant à l’architecture, terrains de fictions hantées par des personnages étranges, Jonathan Loppin intègre des objets souvent trouvés, empreints d’un usage usant dans les Stigmates (2017), la mémoire d’un temps historique traumatisant dans Déracinés (2016). En 2017, il entame un corpus d’œuvres intitulé « Réparations ». Processus ou acte visant à restaurer l’état antérieur d’un objet ou d’un corps blessé, détruit, abîmé ou brisé, la réparation succède donc à un événement traumatique ayant privé l’objet ou le corps de son intégrité. Elle n’annule pas le geste qu’elle répare mais l’absorbe, pour amener l’objet ou le corps à un tiers état : entier – cassé – réparé.

  

Né en 1977 à Château-Thierry, diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2003, Jonathan Loppin vit et travaille à Rouen. Il est en résidence au manoir du Quesnay (Saint-Saëns).

JONATHAN LOPPIN, MANOIR DU QUESNAY

Galerie Duchamp / Le SHED © 2020

Labellisé Normandie Impressionniste

Jonathan Loppin, "Hole", 2014.

Bacs en acier laqué, structure de plafond suspendu.